La Supplication – prologue

De Svetlana Alexievitch, lecture publique

Mise en lecture: Philippe Jeanloz
Jeu: Zina Balmer
Sandrine Cortes
Liliane Hodel
Kamila Mazzarello
Lola Pignard
Valérie Savary
Choix musical: Isabelle Favre Pralong
Éclairages et sonorisation: Éric Gasser
Production: Théâtre Liquide, Lausanne
Soutien logistique: Renens carrefour d'idées

Lundi 26 avril 2021
19:00 et 21:00 (durée 45 minutes)
Collège du Léman, Renens
Salle polyvalente
(face à entrée piscine, bus 25)

Informations et réservations:
+41 77 454 18 54

Les prescriptions sanitaires actuelles de l’OFSP et du médecin cantonal vaudois seront respectées (désinfection des mains, port du masque, jauge à 50 personnes, traçage). Le public est invité à s’annoncer au préalable en appelant le numéro ci-contre.

L’entrée sera libre, Svetlana Alexievich ayant, au vu de l’importance du souvenir de la catastrophe, généreusement renoncé à percevoir les droits d’auteur.

Le 26 avril 1986 commençait la catastrophe de la centrale ukrainienne de Tchernobyl.
Depuis 35 ans, cet événement majeur de l’histoire contemporaine est analysé, commenté, filmé.

Le réacteur RBMK no 4

L’accident est provoqué par l’augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur nucléaire RBMK no 4. S’ensuit la fusion du cœur. L’énergie libérée par l’explosion entraîne l’émission brutale dans l’atmosphère, jusqu’à plus de 1’200 mètres de hauteur, des produits radioactifs contenus dans le cœur. Les rejets se poursuivent jusqu’au 5 mai.

Les conséquences

En dix jours, près de 12 milliards de becquerels partent dans l’environnement, soit 30 000 fois l’ensemble des rejets radioactifs atmosphériques émis en 1986 par les installations nucléaires en exploitation dans le monde. Sur les terres des actuelles Russie, Biélorussie et Ukraine, 130 000 km2 seront durablement contaminés. Les vents entraîneront les déchets vers l’Europe. Il n’est plus possible aujourd’hui d’envisager un retour à la situation d’avant l’accident. La transformation est durable. En 2011, Mikhaïl Gorbatchev, secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique au moment de la catastrophe, affirmait: «Nous n’avons pas encore pris toute la mesure de cette tragédie». Tchernobyl est un non événement, en ce qu’il n’a pas de fin. Nous ne vivons pas après le 26 avril 1986; nous vivons dedans.

Garder en mémoire

Le titre en russe de l’ouvrage de Svetlana Alexievitch (prix Nobel de littérature 2015), traduit en français sous le nom de La Supplication (1997), est La Prière de Tchernobyl, chronique du futur. L’auteure et journaliste a interrogé, durant dix ans après la catastrophe, plus de cinq cents témoins. Le texte décrit les conséquences de l’accident sur leur vie et la tragédie personnelle des survivants.


Lecture du prologue

C’est le prologue de l’ouvrage qui sera lu, à l’initiative du metteur en scène Bruno Boussagol, lundi 26 avril 2021 dans plus de cinquante lieux, en France, en Biélorussie, en Suisse, en Espagne, en Russie, en Belgique, sur la frontière allemande, ou encore online. Le prologue est constitué du témoignage d’une jeune femme parlant de son mari sapeur-pompier, irradié dès les premières minutes. L’agonie de celui-ci durera quatorze jours au cœur de l’irrationnel, de l’épouvante … et de l’amour fou.